1987

Alors que le Festival s’appelle encore le Festival cinématographique de Wallonie, il porte déjà une attention toute particulière aux cinéastes venus d’autres contrées francophones. Ainsi, les suisses Alain Tanner et Jean-Luc Bideau, le libanais Maroun Bagdadi ou l’algérien Merzak Allouache devisent en toute convivialité avec leurs nombreux collègues français ou belges. Le Festival présente d’ailleurs l’un des films phares d’un des monuments du cinéma belge, « Belle » d’André Delvaux. Un improbable et détonnant duo belgo-congolais présente un concentré de bonne humeur, « La Vie est Belle » de Benoît Lamy et Mweze Ngangura. Pendant ce temps-là, la jeune et charmante Mathilda May (présente pour « Le Cri du Hibou » de Claude Chabrol) ne laisse pas les festivaliers indifférents…

Au programme…

« Agent Trouble » de Jean-Pierre Mocky, « Belle » d’André Delvaux, « Comédie » de Jacques Doillon, « La Meilleure Façon de marcher » de Claude Miller, « Le Cri du Hibou » de Claude Chabrol, « La Petite Allumeuse » de Danièle Dubroux, « Le Rayon Vert » de Eric Rohmer, « Un amour à Paris » de Merzak Allouache, « L’Homme Voilé » de Maroun Bagdadi, « Une Flamme dans mon cœur » d’Alain Tanner, « Maladie d’Amour » de Jacques Deray, « Les Rendez-vous » d’Anna de Chantal Akerman…

Ils nous l'ont raconté...

Marc Bo, photographe

Cette année je participerai à mon ... 25 ème FIFF. Je faisais déjà partie de la -petite- équipe qui a lancé le festival (Festiwal à l'époque) Nous n'étions qu'une poignée de bénévoles à assumer de multiples tâches avant, pendant et parfois après le Festival, en combinant vaille que vaille avec notre "vrai" métier. Mais notre engouement et notre détermination étaient tels que nous réussissions des prouesses dont nous n'avions même pas conscience...

Pour ma part, je co-dirigeais déjà l'équipe des photographes, facile nous n'étions que deux ! Je faisais partie du comité de sélection des films et j'étais en charge des québécois. Càd que fin août, je me rendais à Montréal au FFM. J'y visionnais des films, prenais contact avec les maisons de productions, organisais la venue des invités grâce à l'aide précieuse de la SODEC et notamment de Christian Verbert.

Une fois le FIFF commencé je m'assurais aussi du bon séjour de ces mêmes invités et m'occupais des décentralisations qui les concernaient. Je me retrouvais alors chauffeur (souvent avec mon propre véhicule), accompagnateur (on dit attaché-vedette), toujours photographe, etc Evidemment à force de répéter les séjours au Québec, j'ai noué des liens plus privilégiés avec certains profesionnels du cinéma de là-bas et je me souviens de repas délirants (e.a. avec Michel Côté) où le protocole guindé n'était pas encore de rigueur ... mais les fous rires garantis.

Bien sûr nous n'avions pas encore le professionnalisme que se doit d'avoir le FIFF aujourd'hui, mais cette convivialité nous boostait et nous permettait un travail sérieux ... sans trop si prendre! Je me rappelle aussi e.a. de soirées mémorables qui se sont parfois terminées dans la piscine du Château de Namur, d'un pique-nique avec tous les invités sur les hauteurs de la citadelle. La mémoire a cette faculté d'escamoter les couacs, coups de pessimisme et autres désillusions. Je suis toujours là !

   

Fabienne Thibault, Mathilda May, Claude Miller

2013 © Festival International du Film Francophone de Namur

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