1988

Fenêtre ouverte sur le continent africain avec « Camp de Thiaroye » de l’aîné des anciens sénégalais Sembène Ousmane, « Caméra Arabe » de Ferid Boughedir (Tunisie) ou encore « Taba Taba » de Raymond Rajaonarivelo (Madagascar). Le Festival s’ouvre aux courts métrages.  Parmi les prometteurs talents, un duo liégeois attend son heure : les frères Dardenne présentent « Il court… il court le monde ».

Au programme…

« Bonjour l’angoisse » de Pierre Tchernia, « Camp de Thiaroye »  de Sembène Ousmane, « Caméra Arabe » de Ferid Boughedir, « Quelques jours avec moi » de Claude Sautet, « Blanc Chine » de Pierre Granier-Deferre, « La Lectrice » de Michel Deville, « Bruit et fureur » de Jean-Claude Brisseau…

Ils nous l’ont raconté…

Thierry Vandersanden, chargé de la promotion du cinéma à la Communauté française de Belgique

L’un des plus beaux moments d’émotion que je dois au FIFF remonte à 1988. Le film « Quelques jours avec moi » de Claude Sautet était programmé dans la grande salle du Caméo. Les spectateurs se bousculaient pour entrer dans la salle, et il était évident que tous ne trouveraient pas un siège… A cette époque, on était moins regardant sur les consignes de sécurité, et on a pris toutes les chaises et fauteuils dans tous les bureaux du Caméo et du festival pour les installer dans les deux couloirs d’accès de la salle. Comme ce n’était pas encore suffisant, des spectateurs se sont couchés sur l’estrade, juste sous l’écran. Et Claude Sautet est entré dans la salle pour présenter son film… Ce tout grand bonhomme du cinéma français, ce vieux monsieur digne et tellement respectable, à la filmographie grandiose, était ému comme un enfant face à cet accueil, face à ces spectateurs étendus à ses pieds. La salle vibrait à chacune de ses paroles et attendait de découvrir son film avec un enthousiasme débordant. Et les yeux de Sautet se remplissaient de larmes, sans qu’il ne les laisse jamais couler, sans que l’émotion n’altère sa voix ou trouble son propos. C’était un grand moment, un grand homme, un grand public… et un grand film. Merci au festival pour ces instants inoubliables. Je pourrais en citer mille, mais celui-ci est le plus marquant. 

  

Tcheky Karyo, Jean-Pierre Castaldi et Miou-Miou

2013 © Festival International du Film Francophone de Namur

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