1992

Au sein d’une dense programmation qui rend hommage au cinéma tunisien, et qui fait pour la première fois place à un focus dédié au cinéma belge francophone, quelques premiers films marquent les esprits : « La Sentinelle » d’un certain Arnaud Desplechin, et « Versailles Rive Gauche » de Bruno Podalydes emmènent les festivaliers vers un nouveau territoire du cinéma français. Dans les coulisses, deux jeunes comédiens français esquissent leurs premiers sourires enjôleurs devant les photographes : Elodie Bouchez et Benoît Magimel viennent défendre « Le Cahier Volé » de Christine Lipinska. Le jury, encore et toujours présidé par une femme (Macha Meryl), a repéré dans « Bezness » de Nouri Bouzid (Tunisie) un jeune comédien prometteur… Abdellatif Kechiche jouera finalement peu devant la caméra, et c’est bien derrière qu’il se fera remarqué avec « L’Esquive » ou « La Graine et le Mulet ».

Au programme…

« Bezness » de Nouri Bouzid (Tunisie/France), « Je pense à vous » de Jean-Pierre & Luc Dardenne (Belgique), « Max et Jérémie » de Claire Devers (France), « Archipel » de Pierre Granier-Deferre (France), « L627 » de Bertrand Tavernier (France), « Le Petit prince a dit » de Christine Pascal (Suisse), « Montréal vu par ... » de D.Arcand- L.Pool- M Brault- A Egoyan- J Leduc- P Rozema (Québec), « La Sentinelle » de Arnaud Desplechin (France), « Le Cahier volé » de Christine Lipinska(France), « Un été sans histoires » de Philippe Harel (France), « Versailles rive gauche » de Bruno Podalydes (France)

Ils nous l'ont raconté...

Nicole Gillet, Directrice du Festival

En 1992, je faisais mes premiers pas au FIFF en tant qu'accueil invités, déjà au service programmation! J'ai dû passer un temps considérable au téléphone pour préparer le festival, et en accueillant mon premier invité, je me suis quelque peu surprise en lui lançant un jovial "Allo" en lieu et place d'un plus consensuel "Bonjour". C'aurait pu passer inaperçu, si plus tard dans la conversation, je ne lui avais demandé de "ne pas raccrocher"... Suite à ces approximations de langage, il m'a été difficile de continuer à m'occuper de ce réalisateur, ne pouvant m'empêcher de réprimer un léger fou rire dès que je devais lui parler.

Avec le temps, le métier rentre, et on apprend, entre autres choses utiles, à prendre sur soi pour dissocier conversations téléphoniques et conversations réelles! Et pourtant... Depuis le temps, et chaque année quelques jours après le festival, je décroche inlassablement le téléphone chez moi d'un convaincu "Festival du Film Francophone de Namur, bonjour", à la relative surprise de mes interlocuteurs!

    

Moussa Touré, Michel Piccoli, Cheik Doukouré, Richard Berry et Christine Pascal

2013 © Festival International du Film Francophone de Namur

Création du site Internet par Expansion