1997

Cette 12ème édition voit l’apparition discrète d’un jeune réalisateur français qui vient à Namur avec deux films, un court (« Scène de lit ») et un moyen métrage (« Regarde la mer »). François Ozon fait ses premiers pas de cinéaste, en toute discrétion. Dans la section court métrage, deux jeunes auteurs bien différents mais qui marqueront de leur empreinte le festival présentent leurs premiers films, Benoît Mariage et Abderrahmane Sissako. Le Festival choisit cette année-là de célébrer le fantasque et génial réalisateur sénégalais Djibril Diop Mambety. Une rétrospective qui intervient funèbrement un an avant la mort prématurée de l’artiste, qui laisse derrière lui des œuvres inoubliables telles que « Hyènes » et « Touki Bouki ». Le jury, présidé par le grand réalisateur burkinabé Idrissa Ouédraogo, couronne le film francophone par excellence, « Clandestins », œuvre coréalisée par un cinéaste suisse et un cinéaste québécois, et coproduite par la Belgique. Dans la foulée, le film reçoit également le Prix de la meilleure première œuvre.

Au programme…

« Clandestins » de Denis Chouinard - Nicolas Wadimoff (Suisse/ Québec/ belgique/ France) , « Combat de fauves » de Benoît Lamy (Begique/ France), « J’irai au paradis car l’enfer c’est ici » de Xavier Durringer (France) , « La Vie de Jésus » de Brnuo Dumont (France) , « L'Arche du désert » de Mohamed Chouik(Algérie/ France/ Belgique), « Post-Coïtum, animal triste » de Brigitte Rouan (France), « Alliance cherche doigt » de Jean-Pierre Mocky (France), « La Femme défendue » de Philippe Harel (France), « Marthe ou la promesse du jour » de Jean-Loup Hubert (France), « Nettoyage à sec » de Anne Fontaine (France), « Regarde la mer » de François Ozon (France). 

 

Ils nous ont raconté...

Xavier Spirlet, graphiste et journlaiste pour le Quotidien du FIFF Or donc, nous étions en 1996 ou 1997 je ne sais plus, et le FIFF programmait « La Femme défendue » de Philippe Harel. Le réalisateur était sur place, accompagné de son actrice la fort charmante Isabelle Carré. Je travaillais à temps très partiel pour le Quotidien, à l'époque, mais j'avais vu et adoré le film, j'ai donc demandé à faire une interview croisée entre les deux invités. Pour des questions de planning, il n'a pas été possible de les réunir, mais par contre il était possible de les interviewer à la suite. J'ai donc décidé de faire une interview-miroir avec les mêmes questions à chacun.  Me voilà donc parti le soir dit pour cette double rencontre. Première partie avec Philippe Harel, probablement un des réalisateurs les plus sympa et modeste que j'aie rencontré. Comme le planning est serré, on abrège. Il part, Isabelle Carré arrive… accompagnée de son petit chien rigolo (un yorkshire je pense) ravi de voir du monde, sympa comme tout. Et on papote, on papote, et une fois mes questions terminées, Isabelle trouve ça amusant et me repose plein de questions, on discute de plus belle alors que les chauffeurs s'impatientent pour l'emmener là où elle doit aller... Je vous jure, Messieurs, c'est elle qui ne voulait pas partir! Finalement, l'interview a duré plus de 35 minutes, on a super bien rigolé, son chienchien s'est bien amusé aussi, et c'est un de mes meilleurs souvenirs du FIFF en… houla! 16 ans déjà pour moi. 

  

Gaston Kaboré, Idrissa Ouédraogo, Nouri Bouzid

 

Isabelle Carré, Pascal Légitimus et Jean-Louis Close

2013 © Festival International du Film Francophone de Namur

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