2004

Une douce folie règne sur le festival… Comme le public, le jury présidé par Macha Méril, auquel participent entre autres la locale et jolie Cécile de France, et le funky Marco Prince, a succombé au charme de l’improbable et irrésistible couple formé par Yolande Moreau et Wim Willaerts dans « Quand la mer monte ». C’est un vent de fantaisie qui souffle sur la scène des Bayards, où les deux comédiens viennent recevoir leur prix. Côté « coup de cœur », on retrouve l’autre moustache du cinéma français avec celle de Jean Rochefort : feu Philippe Noiret rayonne d’élégance, riant du coin de l’œil derrière la volute de son havane. A noter également les premières éditions des Ateliers De l’écrit à l’écran, et du Forum francophone de la production, autant de lieux de travail et d’expertises destinés aux auteurs et producteurs francophones.

Au programme…

« Cause toujours ! » de Jeanne Labrune (France) ; « La Flemme  de Gilles » de Frédéric Fonteyne (Belgique) ; « Moolaade » de Sembène Ousmane (Sénégal), « Le Grand Voyage » d’Ismaël Ferroukhi (Maroc) ; « Quand la mer monte » de Yolande Moreau et Gilles Porte (France/ Belgique) ; « Podium » de Yann Moix (France) ; « Dans les champs de bataille » de Danielle Arbid (Liban) ; « Comment conquérir l’Amérique en une nuit ? » de Dany Laferrière (Haïti) ; « La Blessure » de Nicolas Klotz (France/ Belgique) ; « La Face Cachée de la Lune » de Robert Lepage (Canada).

Ils ont dit dans la presse...

« Et puis Namur a une place un peu à part : les salles y sont pleines, les gens se déplacent. J’ai senti cette année avec La Femme de Gilles un accueil chaleureux, incroyable. Une attente particulière. On ne vit pas forcément cela dans tous les festivals », Fred Fonteyne, Vers l’Avenir, 27/09/2004

« C’est un vrai honneur d’être reconnu chez soi. Je suis très famille, très cocon, alors c’est comme si on avait préparé un très grand repas en mon honneur à la maison. En plus, on me chouchoute ! », Cécile de France, membre du jury, Vers l’Avenir, 29/09/2004

« Le festival de Namur revêt une très grande importance car il a au moins deux objectifs : faire rayonner la langue française qui est en péril et défendre le cinéma francophone, le seul à résister au rouleau compresseur américain », Macha Méril, Le Quotidien de Namur & La Meuse, 01/10/2004

Ils nous l'ont raconté...

Aurore Engelen, Responsable des rencontres professionnelles

2004, le FIFF organise le premier Forum francophone de la production, un atelier professionnel permettant à de jeunes auteurs et producteurs de bénéficier d'expertises de professionnels chevronnés en termes d'écriture, de production, et même de mise en marché. Alors qu'arrive la fin de l'appel à candidatures, une demande nous arrive de... Henri Duparc! Si son nom n'est pas connu du grand public, il s'agit néanmoins d'une star des cinémas africains! Des films comme « Bal poussière » ou « Rue Princesse » ont fait se gondoler de rires des générations de spectateurs. D'ailleurs, Henri a laissé une ferme empreinte au FIFF où il a reçu le prix spécial du jury en 1990 pour « Le Sixième Doigt ». Ca ne l'empêche pas de venir participer au Forum, comme le jeune auteur qu'il est resté dans sa tête, pour bénéficier des conseils de ses collègues experts. Malheureusement, Henri Duparc n'aura pas le temps de réaliser « La Grève du Lit ». Il nous a quittés en 2006. 25 ans de FIFF, ce sont autant de jolis souvenirs de personnalités francophones aujourd'hui disparues.

     

Philippe Noiret, Idrissou Mora Kpaï, Faouzi Bensaïdi, Yolande Moreau

  

Alain Gomis, Cécile de France, Marco Prince, Rachida Brakni

2013 © Festival International du Film Francophone de Namur

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