2006

Cohue-bohue, confusion, course poursuite, atermoiements, l’équipe d’ « Indigènes » aura fait vivre bien des aventures aux organisateurs du Festival ! Projeté en ouverture, le film, remarqué à Cannes, est servi par un casting luxueux et… turbulent ! La venue de Jamel Debbouze notamment ne passe pas inaperçue, des coulisses du théâtre au chapiteau public ! Les choses reprennent leur cours festif et cinéphile après ce démarrage en fanfare. Entre un coup de cœur à la belle Emmanuelle (Béart), un premier focus consacré aux voisins flamands ou un coup de projecteur sur le cinéma algérien, le jury visionne consciencieusement… A l’issue des délibérations, il décide de sacrer « Falafel » de Michel Kamoum, offrant ainsi au Liban son premier Bayard d’Or du meilleur film ! A noter également que le jury ne s’est pas trompé en saluant la prestation d’une jeune comédienne alors peu connue… Quelques mois plus tard, l’Académie des César propulse sur le devant de la scène Mélanie Laurent, César du meilleur espoir féminin pour « Je vais bien, ne t’en fais » pas de Philippe Lioret.

Au programme…

« Indigènes » de Rachid Bouchareb (Algérie/ France) ; « Cœurs » d’Alain Resnais (France) ; « Cages » d’Olivier Masset-Depasse (Belgique) ; « Congorama » de Philippe Falardeau (Québec/ Belgique) ; « Je vais bien ne t’en fais pas » de Philippe Lioret (France) ;  « L’Homme de sa vie » de Zabou Breitman (France) ; « Mon frère se marie » de Jean-Stéphane Bron (Suisse) ; « le Papier ne peut pas envelopper les Braises » de Rithy Panh (Cambodge) ; « Le Pressentiment » de Jean-Pierre Daroussin (France) ; « Ca brûle » de Claire Simon (France) ; « Les Etats Nordiques » de Denis Côté (Québec) ; « Falafel » de Michel Kamoum (Liban).

Ils ont dit dans la presse...

« C’est un festival très ‘famille’, où se mêlent les moments pro et les moments de fête », Benoît Mariage, Le Soir, 29/09/2006

 « Il y a deux moments où je ne reconnais plus Namur : la Wallonie et le FIFF. Les Namurois y deviennent curieux. Ils n’ont plus peur des autres », Bernard Bellefroid, Le Soir, 30/09/2006

Ils nous l'ont raconté...

Dan Cukier, membre du Conseil d'Administration et Président de la Commission de sélection du Film

Un soir de gala du FIFF, Jean-Louis Close me dit, quelque peu affairé, que telle ou telle erreur de planning le pousse à changer les plans de tables et me demande de présider celle où il était prévu d'assoir Zabou Breitman. Honoré et ravi, je me prépare à accueillir au mieux la délicieuse actrice de "La Travestie", de "Un monde presque paisible" ou de "Le Premier jour du reste de ta vie".

Peu après, on vient me dire, en aparté, que le nouveau plan de table m'octroyait aussi Emmanuelle Béart. Oui, oui, Emmanuelle Béart. Celle dont j'ai inlassablement caressé le corps dans "La Belle Noiseuse", celle qui m'a tué en disant "N'embrasse pas", celle qui m'avait fait regretté de ne pas appeler "Monsieur Arnaud" quand elle s'appelait "Nelly". 

Et quelques instants plus tard on me signale qu'à ma droite on venait de placer Déborah François. Dès la sortie de "L'Enfant", j'avais eu l'occasion de parler seule avec elle (et sa mère !) pendant plus d'une heure. J'ai gardé un souvenir éblouissant de cette jeune femme d'à peine 18 ans, si belle, à la fois si spontanée et si mûre, encore hésitante mais déjà sûre de son destin. J'imaginais déjà que nul n'oubliera cette parfaite représentation de Némésis qu'elle était dans "La Tourneuses de page" et j'anticipais sûrement,qu'un jour, elle pourrait devenir "My Queen Karo".

Autour d'une même table, les incarnations de quelques uns de mes fantasmes. Merci le FIFF.

Nicole Gillet, Directrice du Festival

Cette année-là, une comédienne invitée à venir présenter un film se trompe de jour, et embarque ni vu ni connu dans le Thalys qui l'emmène à Bruxelles. Jusque là, c'est assez classique, tant nous avons été témoins d'étourderies de ce genre depuis le début du Festival! Prête à s'installer dans son fauteuil, quelle n'est pas sa surprise en découvrant que quelqu'un d'autre est confortablement installé dans le siège qui lui revient de droit et de billet! Elle décide donc d'aller trouver le contrôleur, qui l'accompagne pour procéder à une vérification... Celui-ci est on l'imagine flatté et ravi d'escorter cette charmante comédienne, et s'apprête d'ores-et-déjà à jouer les chevaliers servants lorsqu'il se trouve nez-à-nez avec... Axelle Red! Un peu étonné par une telle concentration de célébrités dans son wagon, il oublie toute vérification des billets, et installe la comédienne dans un autre siège.

Cette dernière ne se pose pas plus de questions et une fois arrivée à Bruxelles, se dirige vers le point de rendez-vous indiqué où elle ne trouve bien entendu personne! Elle appelle donc de plus en plus surprise son contact au Festival, qui lui suggère qu'il se pourrait bien qu'elle se soit trompé de date, est-ce qu'elle pourrait vérifier son billet? Je vous laisse imaginer la suite, la confusion, notre charmante comédienne qui se confond en excuses, mais qui finalement, passe un jour de plus au calme à Namur, et présente "reposée" son film le lendemain!

  

Déborah François, Zabou Breitman

  

Charles Berling, Rachid Bouchareb, Zézé Gamboa, Dominique Blanc

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