Coup de coeur

Coup de cœur à… Josiane Balasko

Chaque année, le FIFF met en avant une personnalité du cinéma francophone à travers son « Coup de cœur ». Des artistes aussi prestigieux que Jean Rochefort, Philippe Noiret, Jean-Claude Brialy, Bernadette Lafont, Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Béart, Kristin Scott Thomas, Isabelle Huppert, Elsa Zylberstein, Ariane Ascaride ou encore Benoit Magimel nous ont ainsi fait l’honneur de leur présence lors de ces dernières années.

Pour cette 28ème édition, le FIFF a le plaisir d’accueillir l’actrice et réalisatrice française

Josiane Balasko !

En 1986, Josiane Balasko est à Namur pour la première édition du Festival. Elle vient présenter « Nuit d’ivresse » de Bernard Nauer, où elle partage l’affiche avec Thierry Lhermitte. 28 ans plus tard, c’est avec une filmographie bien remplie, aussi bien comme comédienne que comme réalisatrice qu’elle revient à Namur.

Au milieu des années 70, Josiane Balasko rejoint l'équipe du Splendid en tant que remplaçante de Valérie Mairesse. Elle apparaît à l'écran en 1973 dans « L’An 01 » et trouve son premier rôle important dans « Les Petits câlins » de Jean-Marie Poiré (1978). Développant une image d'anti-sex-symbol, elle accède à la notoriété en même temps que ses camarades du Splendid, grâce au succès des comédies de Patrice Leconte « Les Bronzés » (1978) puis « Les Bronzés font du ski » (1979), sans oublier « Le Père Noël est une ordure » de Jean-Marie Poiré (1982). En 1981, elle écrit, avec Jean-Marie Poiré, le scénario de « Les Hommes préfèrent les grosses » son premier succès public hors Splendid. À travers des films comme « La Smala » (1984) ou « Nuit d'ivresse » (1986), Josiane Balasko impose à l'écran un personnage de "femme ordinaire à qui il arrive des choses extraordinaires". En 1989, grâce à Bernard Blier, elle joue le rôle d'une secrétaire pour qui Depardieu quitte Carole Bouquet dans « Trop belle pour toi », l'une de ses prestations les plus mémorables. L'actrice multiplie dès lors les rôles de composition : de la militante exaltée dans « Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes » (1993), à l’alcoolique pathétique dans « Un crime au paradis » (2001). Elle surprend encore en incarnant en 2003 une femme-flic à la dérive dans « Cette femme-là », un polar de Guillaume Nicloux qui lui vaut une nomination au César de la Meilleure actrice.

Elle incarne par la suite Marguerite Duras dans « J'ai vu tuer Ben Barka » (2004), la célèbre psychanalyste dans le téléfilm « Françoise Dolto, le désir de vivre » (2008) ou encore la concierge discrète et solitaire du « Hérisson » (2009), adaptation du roman de Muriel Barbery. Josiane Balasko n'en délaisse pas pour autant la comédie, loin de là, et tourne pour Gabriel Aghion (« Absolument fabuleux », 2001), Gérard Krawczyk (« La Vie est à nous ! », 2005 ou « L'Auberge rouge », 2007), Jean-Michel Ribes (« Musée haut, musée bas », 2008), Gabriel Julien-Laferrière (« Neuilly sa mère ! », 2009), Guillaume Nicloux (« Holiday », 2010), Djamel Bensalah (« Le Raid », 2002 ; « Beur sur la ville », 2011) ou encore Alexandra Leclère (« Maman », 2012).

Dès le milieu des années 80, Josiane Balasko s'intéresse à la réalisation et révèle un nouveau talent dans le domaine. Ses deux premiers opus, « Sac de nœuds » (1985) et « Les Keufs » (1989), témoignent de son anticonformisme et de son goût pour la satire sociale. Ce n'est pourtant qu'avec son quatrième long métrage, « Gazon maudit » (1994), sur le thème, alors tabou, de l'homosexualité féminine, qu'elle obtient les suffrages de la critique et du public, ainsi que le César du Meilleur scénario en 1995. Interprétant elle-même dans chacun de ses films des personnages hauts en couleurs, Josiane Balasko porte ensuite à l'écran deux de ses pièces de théâtre à succès : « Un grand cri d'amour » (1998) et « L'Ex-femme de ma vie » (2005), puis entame en 2008 l'adaptation de « Cliente », son roman paru en 2005.

En 2012, elle est la mère de Clovis Cornillac dans « Mes héros » d’Eric Besnard, avec Gérard Jugnot et Pierre Richard, puis réalise  « Demi-sœur » en 2013, dans lequel elle retrouve un ancien partenaire du Splendid : Michel Blanc.

Afin d’illustrer ce Coup de cœur, le Festival a demande à l’actrice de choisir 3 titres parmi sa propre filmographie et 2 titres de longs métrages francophones qui l’ont marquée. Josiane Balasko a choisi de nous présenter :

«  Absolument fabuleux » de Gabriel Aghion, «  Cette femme-là » de Guillaume Nicloux, «  Demi-sœur » de Josiane Balasko mais également «  La Fée » de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy ansi que la «  La Merditude des choses » de Felix Van Groeningen.

2013 © Festival International du Film Francophone de Namur

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