Billet 1 - La diffusion du cinéma belge francophone en Belgique - Rencontre du 30/09/2008 (FIFF)
Une trentaine d'intervenants, représentant tous les secteurs d'activités de la filière cinématographique, ont pu appréhender en quelques heures les enjeux respectifs de tous les corps de métier qui composent la grande famille du cinéma. Cette première constatation, celle des revendications sectorielles, a permis de souligner l'importance de prendre en compte les réalités économiques, parfois divergentes, de chacun des acteurs du marché pour mieux progresser
L'un des problèmes fondamentaux de l'industrie cinématographique belge est la faiblesse de son parc cinématographique. A l'échelle européenne, la Belgique fait office de mauvais élève, en premier lieu par son nombre anormalement bas d'écrans. Alors que la moyenne européenne se situe entre 8.000 et 17.000 habitants pour un écran, le ratio est d'1 pour 21.000 en Belgique. Par ailleurs, le pays se classe troisième au triste box-office du plus grand taux de pénétration des multiplexes (60% des écrans). Enfin, la Belgique souffre d'un cruel déficit de complexes moyens (4 à 5 écrans), or ce sont eux qui offrent la meilleure visibilité aux cinémas indépendants en général, et aux productions locales en particulier. Le bilan du secteur de l'exploitation ne s'arrête pas là, puisque les intervenants ont souligné le fait que non seulement le secteur ne bénéficie pas de fonds de soutien performant qui permette de renouveler le parc, mais en plus il est taxé de façon conséquente par les communes. Au-delà de ce constat alarmant surnagent les bons élèves. Les Grignoux à Liège proposent en permanence des animations qui ont su fidéliser les spectateurs. L'accompagnement des films lors de leur sortie, et l'implication en amont des exploitants est l'une des pistes préconisée par les participants.
Par ailleurs, la concurrence du marché français est redoutable, la Belgique est littéralement inondée, à raison de un ou deux films français qui sortent par semaine. Nous sommes une toute petite communauté, partageant une langue avec un grand pays voisin. La France produit plus de 250 films par an, dont beaucoup de coproductions avec la Belgique. Vu le nombre de films français diffusés en Belgique, on peut considérer que les besoins du public sont rencontrés, du moins en termes lingusitiques. Du coup, il faut créer un besoin de cinéma « identitaire » belge francophone, aujourd'hui peu ressenti. Il faut donc le créer et l'entretenir, en travaillant notamment sur la communication, dans un meilleur partenariat avec les télévisions.
Autre constat, l'indifférenciation ou le risque du « label belge ». On a trop souvent tendance à vendre par lot le cinéma belge, mettant de côté tout regard critique. Il faut avoir l'intégrité de reconnaître que les films belges ne sont pas bons du seul fait de leur belgitude, et éviter d'utiliser la culpabilisation patriotique pour forcer le public belge à consommer/ soutenir le cinéma belge. Idéalement, il faudrait une communication personnalisée et non nationalisée, identifier les meilleures stratégies pour sortir chaque film, en ciblant les audiences. Cependant, les distributeurs sont peu nombreux à distribuer les films belges et n'ont matériellement pas le temps de consacrer à chacun des films une promotion particularisée. De plus, la concurrence et le nombre de salles laissent peu de place à une bonne exposition.
La communication intégrée au processus de production est une piste de travail, qui permettrait notamment d'accroître le bouche à oreille, en le stimulant dès le tournage.A cet égard, la présence de professionnels flamands dans le panel a permis d'entrevoir des stratégies de communication souples et performantes. Il a également été évoqué le manque d'argent consacré à la promotion dans les budgets de production.
Enfin, la télévision n'a pas été oubliée. La démarche de la RTBF, consistant à suivre les films au plus tôt dès le tournage, a été encouragée, de même que la qualité des émissions de cinéma, bien que celles-ci reculent de plus en plus tard dans la grille des programmes. Les télévisions doivent être partie prenante de la réflexion et du travail de diffusion du cinéma belge, notamment grâce à son potentiel de « starification ». A elle de contribuer, notamment, à la création de Wallons Connus, qui permettront d'attirer l'attention du public sur les films.
Pour plus d'informations sur toutes les propositions et pistes de réflexion énoncées, veuillez télécharger ci-dessous les actes complets du colloque et les articles parus dans la presse.
Actes du colloque du 30/09/2008. (
.doc - 114Ko)
Revue de presse :
article de mai 2008 - Cinéma belge (
.doc - 5948Ko) ;
article du 30/09/2008 - Belga (
.doc - 331Ko) ;
article octobre 2008 - Cineuropa (
.doc - 90Ko)
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Benoît Demazy - 23/02/2009 08:31 |
- 18/10/2009 17:59 |
Production d'un film sur le viol d'une fille
Bonjour,
Je suis Mbaye Maniang DIAGNE scénariste, comédien, réalisateur sénégalais. J'ai travaillé plusieurs années avec les groupements de femmes, de jeunes au Sénégal et en Afrique pour améliorer les conditions de vie des femmes surtout dans le milieu rural. (SWAA...)
Actuellement je travail avec ChildFund Sénégal dans le département de Mbour comme ADC.
Nous sommes à la recherche de partenaires pour dénoncer les violences faites aux Femmes et au enfants.
Notre groupe est à la recherche de partenaires pour la production de notre 2ème film qui parle d'un viol sur une fille mineure déficiente mentale par des adules fanatiques et le sacrifice des albinos pour le pouvoir. suivez ce lien : http://www.youtube.com/watch?v=kqOCLSOxnuk
http://raps2003-senegal.asso-web.com/
Tel: 221 77 556 35 46


Soutenez le cinéma belge... soutenez les festivals proposant du cinéma belge!
Bonjour !
Je n'ai pas eu l'occasion d'assister à ce colloque, étant à l'étranger à cette date. Mais la thématique m'intéresse au premier chef.
Faute de voir le cinéma belge occuper la place qu'il mérite dans le circuit traditionnel, il reste heureusement quelques belles initiatives comme le focus que le FIFF consacre régulièrement au cinéma belge ou encore le Festival du Cinéma Belge de Moustier (www.cinemabelge.be) qui débute le 3 mars dans un petit village à 20km de Namur.
N'hésitez pas à venir y soutenir nos films, nos professionnels mais également l'équipe de bénévoles qui s'investit depuis 1976 pour la défense du cinéma belge.
Benoît DEMAZY