Billet 5 - Atelier sur la distribution - 24/02/2009 (CFB)
Dans le cadre de la réflexion sur la diffusion du cinéma belge, amorcée au FIFF, de nombreux professionnels se sont réunis autour de la table le 24 février dernier lors d'un atelier sur la distribution du cinéma belge francophone.
La distribution : les grandes lignes
Etaient présents : Denis Delcampe (Need Productions), Stephan De Potter (Cinéart), Eliane Dubois (Cinéart), Aurore Engelen (FIFF), Barbara Firquet (FIFF), Eric Franssen (WBImages), Nicole Gillet (FIFF), Philippe Kauffmann (La Parti Productions), Catherine Lemaire (Les Grignoux), Delphine Mougenot (UPFF), Bruno Parent (Cinéart), Bruno Plantin-Carrenard (UGC), Vincent Tavier (La Parti Productions), Christian Thomas (Imagine), Elisa Vainsel (Communauté française), Thierry Vandersanden (Communauté française).
Cette discussion a permis aux distributeurs présents non seulement de se confronter aux doléances des producteurs et des exploitants envers la distribution, mais aussi de parler des difficultés de leur métier afin de trouver des pistes pour une meilleure distribution des films belges francophones.
Doléances de producteurs et des exploitants
- Uniformisation des sorties
- Changements intempestifs des dates de sortie
- Manque d'éditorialisation DVD
- Manque de clarté sur la prise en charge des contenus associés (making of, interviews filmées, sites Internet...)
- Manque d'imagination sur les supports de promotion (téléphone mobile, Internet, réseaux sociaux...)
Difficultés rencontrées par les distributeurs
- Pas les moyens techniques ni humains pour traiter chaque film comme un film unique (50 films par an)
- Nouvelles exigences des medias, en terme de partenariat, d'espace éditorial, et d'espace publicitaire
- Manque de choix et d'originalité dans les supports affiches à Bruxelles et en Wallonie
- Temps d'exposition insuffisant : manque de temps pour installer les films, et laisser fonctionner le bouche-à-oreille
- Manque à gagner dûs aux cartes de fidélité
- Inflation des frais de sortie (copies et publicité)
- Manque de travail d'accompagnement en salles
- Réalités économiques des distributeurs différentes de celles des producteurs et des exploitants
- Accélaration de la chronologie des medias
- Assujettissement aux dates de sorties françaises
- Confrontés à des projets pas assez aboutis (tournés sur des versions trop « jeunes » du scénario)
- Les sorties faites directement par les producteurs ne contribuent qu'à engorger encore plus les salles (chaque film qui sort en salle prend la place d'un autre)
- Films annonces mal diffusés dans les salles
- Arrivée du digital : les gros exploitants risquent de se détourner du cinéma au profit de « spectacles » plus rentables (sport, concerts, etc.)
Pistes
- professionnalisation de la récolte des chiffres grâce à la création d'un organisme officiel qui comptabilise les entrées film par film à l'échelle nationale
- professionnalisation de la communication : développer un chaînon manquant entre le producteur, le distributeur et l'exploitant pour notammentsynchroniser les sorties des films belges et pour s'investir en amont sur la promotion des films, la création des bandes annonce, ...
- fond structurel à la diffusion (aide en fonction d'une ligne éditoriale et pas en fonction du nombre d'entrées, prime au succès, ...)
- du rôle des chaines de télévision communautaires (en terme de promotion, de diffusion d'émission, de débats, d'informations sur les films).
- réfléchir à la promotion et à l'attribution par la RMB des spots radios et TV engagés par la RTBF (créer un groupe de travail concernant une concertation entre la RMB et la RTBF), présence des spots cinéma en salle
- réfléchir à la promotion (dans le cadre des émissions radio et TV) assurée par la Rtbf lors de la sortie d'un film coproduit par la Rtbf
- soutien à la fabrication et à la promotion des DVD par la CFB
- agir sur la diffusion des films annonces en salle
- réévaluer l'aide aux salles (obligation d'investissement pour l'amélioration de la qualité de la diffusion)
- arrêter de reposer les questions de label et d'indentification nationale car cette identification n'est pas une plus value
- réfléchir à la politique d'aide à la production des téléfilms
- réfléchir à la nécessité de l'éducation au cinéma
- Sorties alternatives (VoD, DVD )
- Avoir le courage d'abandonner certains projets quand ceux-ci sont trop difficiles à monter financièrement
- Revoir la législation contre la piraterie au niveau national : travail commun du VAF et du CCA
- Travail en commun distributeurs et exploitants sur des évènements (ex : fête du cinéma)
Vous trouverez ci-dessous les actes complets.

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