Billet 6 - Atelier sur l'exploitation - 13/03/2009 (CFB)
Pour faire suite aux différentes rencontres sur la diffusion du cinéma belge, nous avons abordé la problématique de l'EXPLOITATION du cinéma belge francophone.
Etaient présents : André Ceuterick (Réseau Diagonale), Denis Delcampe (Need Productions), Stephan De Potter (Cinéart), Eliane Dubois (Cinéart), Aurore Engelen (FIFF), Eric Franssen (WBImage), Nicole Gillet (FIFF), Philippe Kauffmann (La Parti Productions), Catherine Lemaire (Grignoux), Delphine Mougenot (UPFF), Bruno Plantin-Carrenard (UGC), Anne-Françoise Reynders (FIFF), Joseph Rouschop (Tarantula), Thierry Vandersanden (CFB).
Le but avoué de cet atelier était non seulement d'informer les exploitants sur les doléances des producteurs et des distributeurs envers leur profession, mais aussi de proposer des pistes permettant d'améliorer l'exploitation des films belges francophones.
Doléances des producteurs et des distributeurs envers les exploitants :
- Manque d'écrans en Belgique
- Manque de diversité des types de complexes cinématographiques
- Qualité inégale des écrans dans le réseau Art & Essai Diagonale
- Surabondance de films en salle
- Uniformisation des programmes et brouillage de l'identité des salles
- Présence d'un même film sur plusieurs écrans dans un même complexe
- Temps d'exposition insuffisant
- Manque à gagner dû aux cartes de fidélité
- Films annonces mal diffusés dans les salles
- Le film n'est plus l'objet principal de l'exploitant
- Bilan quantitatif impossible: comment connaître la proportion exacte de films USA programmés par les multiplexes sur l'année, le nombre d'écrans accordés à chaque film, ... ? Ce manque de transparence favorise le cinéma américain au détriment du cinéma d'auteur
- Arrivée du digital au profit des films commerciaux ou au profit de « spectacles » plus rentables
Difficultés rencontrées par les exploitants :
- Investissements lourds pour rester compétitifs
- Désintérêt pour la salle au profit du DVD, de la VOD, du téléchargement, ...
- Vieillissement du public
- Manque d'imagination sur les supports de promotion
- Arrivée trop tardive des éléments de promotion, ou éléments inadaptés
- Implication trop tardive de l'exploitant dans la politique de sortie
- Difficulté pour certains exploitants d'accéder aux sorties nationales
- Taxe communale sur la billetterie
- Absence d'une politique de soutien aux salles et/ou contestation de ces aides
- Manque de professionnalisme et absence de réglementation dans la récolte des chiffres
- Accélération de la chronologie des médias
- Assujettissement aux dates de sorties françaises
- Compatibilité des fournisseurs numérique
Pistes :
Professionnalisation du secteur de l'exploitation
- Professionnalisation et transparence de la récolte des chiffres
- Soutien réel aux associations professionnelles
- Création d'une commission technique pour pouvoir juger de la qualité des salles.
- Synchronisation nécessaire pour les sorties des films belges
- Réglementation de la diffusion des films annonces en salle
- Soutien à l'exploitation
- Réflexion nécessaire quant à l'inégalité des salles face à l'investissement de la diffusion en numérique.
- Arrivée du digital au profit des films commerciaux ou au profit de « spectacles » plus rentables
- Pouvoir fort des équipementiers numérique (installent les équipements, fabriquent les masters et rassemblent les titres)
Vous trouverez ci-dessous les actes complets.

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