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Comme chaque année, le FIFF met en avant une personnalité du cinéma francophone à travers son « Coup de coeur ». Des artistes aussi prestigieux que Jean Rochefort, Philippe Noiret, Jean-Claude Brialy, Bernadette Lafont, Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Béart, Kristin Scott Thomas, Isabelle Huppert ou encore Elsa Zylberstein nous ont ainsi fait l’honneur de leur présence à Namur.

Pour cette 26ème édition, le FIFF a l’immense plaisir d’accueillir la comédienne française Ariane Ascaride.

Quelques années après son passage à Namur pour défendre le film « Brodeuses » d’Éléonore Faucher, nous lui avons demandé d’établir une sélection d’oeuvres parmi sa filmographie, des oeuvres qu’elle souhaitait partager avec les festivaliers namurois. Elle a ainsi choisi de nous présenter « Nadia et les hippopotames » de Dominique Cabrera (1999), « Brodeuses » d’Éléonore Faucher (2003), ainsi que deux films réalisés par son mari Robert Guédiguian, « Marie-Jo et ses deux amours » (2001) et « Le Voyage en Arménie » (2006) qu’elle a co-écrit et pour lequel elle a remporté le Prix d’Interprétation au Festival de Rome.

 

 

Éléments biographiques sur Ariane Ascaride

Après avoir suivi les cours d’Antoine Vitez et de Marcel Bluwal au Conservatoire National supérieur d’Art Dramatique de Paris, Ariane Ascaride débute dans les pièces de son frère Pierre Ascaride et joue plusieurs petits rôles au cinéma. Son premier rôle lui est offert par René Féret dans « La Communion solennelle » (en compétition officielle au Festival de Cannes en 1977). Son époux, Robert Guédiguian, fait appel à elle dans tous ses films, notamment dans « À la vie, à la mort », présenté au FIFF en 1995. La consécration arrive avec son interprétation dans « Marius et Jeannette » qui lui vaut la reconnaissance du public et un César de la Meilleure actrice en 1998. On la voit ensuite dans les films de Dominique Cabrera (« Nadia et les hippopotames »), Olivier Ducastel et Jacques Martineau (« Ma vraie vie à Rouen », « Drôle de Félix »), Eléonore Faucher (« Brodeuses »), ou encore Emmanuel Mouret («Changement d’adresse ») et Mona Achache (« L’Élégance du hérisson »). En 2000, elle obtient le Prix d’interprétation au Festival de Valladolid, pour son rôle dans « La Ville est tranquille » de Robert Guédiguian. Elle est également nominée deux fois aux César pour son interprétation dans « Marie Jo et ses deux amours » et « Brodeuses ». Le théâtre jalonne sa carrière avec bonheur, dans les pièces de Véronique Olmi ou de Serge Valletti. Ariane Ascaride a notamment triomphé dans « La Maman Bohême » et « Médée » de Dario Fo mis en scène par Didier Bezace. La télévision, enfin, l'accueille régulièrement : « George et Fanchette », réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe, « Les Mauvais jours » de Pascale Bailly et prochainement « Enfin seule » d’Olivier Peray. En 2010, Ariane Ascaride a d’ailleurs signé sa première réalisation avec « Ceux qui aiment la France », dans la collection « Identités » de France 2. Cet automne, on la retrouvera dans le nouveau film de Robert Guédiguian, « Les Neiges du Kilimandjaro », présenté dans la section « Un Certain Regard » au dernier Festival de Cannes 2011, et ovationné par ses premiers spectateurs ! Elle sera aussi à l’affiche de « L’Art d’aimer » d’Emmanuel Mouret, présenté cette année au FIFF.

Pour débuter en beauté son nouveau quart de siècle, le FIFF est donc fier d’accueillir cette comédienne talentueuse à la carrière exemplaire. Elle viendra partager avec les festivaliers son talent, ses passions, et… ses coups de coeur !