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Coup de coeur

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C’est devenu un rendez-vous désormais incontournable : chaque année, le FIFF met à l’honneur une personnalité emblématique du cinéma francophone. Les festivaliers ont ainsi eu l’opportunité de rencontrer des artistes prestigieux tels que Jean Rochefort, Philippe Noiret, Bernadette Laffont, Jean-Claude Brialy, Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Béart, Kristin Scott Thomas, Isabelle Huppert, Elsa Zylberstein, Ariane Ascaride, Benoit Magimel, Josiane Balasko, Audrey Tautou, Vanessa Paradis, Sergi Lopez ou encore Nicolas Duvauchelle. Excusez du peu !

Coup de Coeur 2018: Lambert Wilson 

Pour sa 33ème édition, le FIFF offre son Coup de coeur à une icône du cinéma français, un comédien au charisme et à l’élégance rares : Lambert Wilson. 

Alors qu’il assiste à l’avant-première du film Les Trois mousquetaires de Bernard Borderie, Lambert Wilson vit un véritable coup de foudre pour le 7ème Art. Fasciné par le spectacle qui se joue, ce soir-là, aussi bien à l’écran que sur le tapis rouge, l’adolescent de quinze ans se fait la promesse d’intégrer, lui aussi, cet univers. À 16 ans, il s’inscrit au Drama Center de Londres où il se forme au jeu d’acteur, ainsi qu’au chant et à la musique. 

Il fait ses premiers pas au cinéma dans Julia de Fred Zinnemman (1977) avant d’apparaître dans La Boum 2 de Claude Pinoteau (1982), aux côtés de Sophie Marceau.

Suscitant l’intérêt des réalisateurs les plus exigeants, Lambert Wilson joue sous la direction de Claude Chabrol, André Téchiné, Benoît Jacquot ou encore Philippe de Broca. En 1988, l’acteur brise son image d'éternel dandy en incarnant un paysan dans le film La Vouivre (1988), réalisé par son père Georges Wilson. Il prête ensuite ses traits à l'Abbé Pierre dans Hiver 54 (1989) et livre une performance qui lui vaut la reconnaissance de la profession. 

Artiste aux multiples talents et facettes, il interprète et met en scène Les Caprices de Marianne d’Alfred Musset (1994) avant de jouer et chanter, aux côtés notamment de Sabine Azéma et Agnès Jaoui, dans On connaît la chanson d’Alain Resnais (1997). Il décroche l’un des rôles principaux de Jet set de Fabien Onteniente (2001) et se voit approcher par les frères Wachowski pour interpréter le personnage machiavélique de Mérovingien dans Matrix. Le succès des deux volets de la série, Matrix Reloaded et Matrix Revolutions, le consacre définitivement sur la scène internationale. 

Prince et roi des goujats, dans Palais royal de et avec Valérie Lemercier (2005), il relève tous les défis et foule les planches dans Lambert Wilson chante la Nuit américaine mis en scène par Hélène Vincent. Les projets se suivent mais ne ressemblent pas pour Lambert Wilson qui, en 2008, joue dans le dystopique Babylon A. D. de Mathieu Kassovitz, passe par la case thriller dans Le Grand alibi de Pascal Bonitzer et revient à la comédie dans Comme les autres de Vincent Garenq.

Le comédien fait sensation lors du 63ème Festival de Cannes grâce à son rôle de frère Christian dans Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. Librement inspiré de l’assassinat des moines de Tibhirine en Algérie en 1996, le film est récompensé par le Grand prix du Jury 2010 et décroche notamment le César du meilleur film. 

En 2010 toujours, il interprète le comte de Chabannes dans La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier et monte sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris dans la comédie musicale A little night Music. Lambert Wilson effectue alors un virage à 180° en rejoignant le casting 100% comique de Sur la piste du Marsupilami d’Alain Chabat  (2012) puis poursuit sur sa lancée avec Alceste à bicyclette de Philippe Le Guay (2013).

Au cœur de l’actualité cinématographique française, l’acteur revient sur grand écran dans Tout de suite maintenant de Pascal Bonitzer et La Vache de Mohamed Hamidi. En 2016, c’est dans la peau du commandant Cousteau qu’il se glisse pour L'Odyssée (2016), biopic réalisé par Jérôme Salle avec Pierre Niney et Audrey Tautou. 

Fervent admirateur d’Yves Montand, il sort un album hommage à l’œuvre de l’artiste et part en tournée pour présenter son spectacle musical : Lambert Wilson chante Yves Montand en 2017. 

Plus récemment, Lambert Wilson apparaît en chef d’entreprise charismatique et féroce dans Corporate de Nicolas Silhol et se mue en commandant de la Marine National rigide dans Volontaire d’Hélène Fillières. En cette fin d’année 2018, il est à l’affiche du film Au bout des doigts de Ludovic Bernard et prochainement du polar Les Traducteurs de Régis Roinsard.

Le FIFF est donc fier d’accueillir cet acteur multiple et passionné !  

Nous lui avons demandé de choisir 3 films parmi sa filmographie : 

 
Lambert Wilson rencontrera les festivaliers le samedi 29 septembre à 14h30 au Théâtre de Namur.

 

Avec Adèle Exarchopoulos dans Orpheline d’Arnaud des Pallières.

Au bout des doigts de Ludovic Bernard.


La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier

Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois