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LES INTERVIEWS

Les portraits chinois des membre des jurys Longs et Courts métrages 2016

 

 

 

 

Sandrine Bonnaire - Le portrait chinois

FRANCE, COMÉDIENNE ET RÉALISATRICE

Sandrine Bonnaire s’est imposée de manière précoce dans le cinéma français. Elle est âgée de quinze ans lorsqu’elle obtient le premier rôle dans À nos amours de Maurice Pialat en 1985. Lauréate du César du Meilleur espoir féminin pour ce rôle, elle obtient trois ans après, celui de Meilleure actrice pour son interprétation dans Sans toit ni loi d’Agnès Varda. Jeune surdouée du cinéma français, elle enchaine alors les tournages et travaille sous la direction des plus grands réalisateurs français : elle retrouve Maurice Pialat dans Police et Sous le soleil de Satan (Palme d’Or en 1987), et tourne également avec Patrice Leconte, Jacques Rivette, Claude Chabrol, Philippe Lioret, Claude Lelouch, entre autres ! Donnant une nouvelle dimension à sa carrière, elle passe derrière la caméra en 2007 avec Elle s’appelle Sabine, un documentaire sur sa sœur atteinte du syndrome d’Asperger, pour lequel elle reçoit le Prix de la Critique internationale à Cannes ainsi que le Prix du public et le Prix spécial du Jury au FIFF. J'enrage de son absence, son 1er long métrage de fiction, était présenté à la Semaine de la Critique de Cannes ainsi qu’en Compétition 1ère œuvre au FIFF en 2012. On la retrouve cette année en tant que comédienne dans Le Ciel attendra de Marie-Castille Mention-Schaar.
 

Kacey Mottet-Klein - Le portrait chinois

SUISSE, COMÉDIEN

Né en 1998 à Lausanne, Kacey Mottet-Klein a grandi en Suisse.
À l’âge de dix ans, il débute au cinéma sous la direction d’Ursula Meier dans Home (2008) où il incarne le fils d’Isabelle Huppert. Il interprète ensuite le jeune Gainsbourg dans Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar, avant de retrouver Ursula Meier dans L'Enfant d'en haut face à Léa Seydoux. Ce rôle lui permet d'être sélectionné dans la catégorie Meilleur Espoir masculin à la 38ème Cérémonie des César en 2013.
La même année, il est à l'affiche de Cadrage débordement d'Éric Savin, avant de rejoindre le casting de Gemma Bovary d'Anne Fontaine et Le Mauvais fils de Julien Joubert en 2014. En 2015, il incarne les rôles principaux dans Keeper du belge Guillaume Senez, film primé notamment à Angers, Marrakech et Namur, et Une mère de Christine Carrière aux côtés de Mathilde Seigner. Début 2016, c’est sous la direction d’André Téchiné qu’on le retrouve, face à Sandrine Kiberlain, dans Quand on a 17 ans, pour lequel il reçoit le Swann d'or de la révélation masculine à Cabourg.

Tudor Giurgiu - Le portrait chinois

ROUMANIE, PRODUCTEUR - RÉALISATEUR ET DIRECTEUR DU FESTIVAL DE CLUJ

Tudor Giurgiu est un producteur et réalisateur roumain né à ClujNapoca. En tant que producteur, il a plus de vingt films à son actif, longs et courts métrages confondus. Comme réalisateur, il a notamment signé le court métrage Superman, Spiderman or Batman qui a obtenu le Prix du Meilleur court européen aux European Film Awards en 2012. Il a également réalisé trois longs métrages, tous des films de fiction. Après s’être essayé au drame (Legaturi bolnavicioase), puis à la comédie (Des escargots et des hommes), Tudor Giurgiu s’est aventuré dans un genre complètement différent avec son dernier film De ce eu ? : le thriller politique. Sorti en 2015, ce film dépeint le système de corruption qui sévit en Roumanie. De ce eu ? a notamment été projeté dans la section Panorama du 65ème Festival de Berlin. Tudor a également été président de la télévision publique roumaine entre 2005 et 2007 et il a fondé en 2002 le Festival International du Film de Transylvanie, à Cluj, dont il est encore aujourd’hui le directeur.

Marguerite Abouet - Le portrait chinois

CÔTE D'IVOIRE, RÉALISATRICE ET AUTEURE

Marguerite Abouet, née à Abidjan, est écrivain et scénariste de bande dessinée. Après une carrière d'assistante juridique, elle décide de se consacrer uniquement à l'écriture et crée, suite à sa rencontre avec le dessinateur Clément Oubrerie, le personnage d'Aya grâce auquel elle dépeint, avec humour, une Afrique loin des clichés, de la guerre et de la famine. Suite au succès d’Aya de Yopougon en librairie, elle décide de s’atteler, toujours en collaboration avec Clément Oubrerie, à son adaptation pour le grand écran. Le film tiré de la bande dessinée a été présenté en Compétition première œuvre de fiction au FIFF en 2013. Elle publie également la BD Akissi ainsi que Bienvenue.

Niels Schneider - Le portrait chinois

QUÉBEC, COMÉDIEN

Depuis sa première apparition sur le grand écran dans le film Tout est parfait d’Yves-Christian Fournier en 2007, Niels Schneider n’arrête pas de tourner ! Il se fait remarquer au Québec et à l’international pour ses interprétations d’Éric et Nicolas dans les longs métrages de Xavier Dolan, J’ai tué ma mère et Les Amours imaginaires, tous deux sélectionnés et récompensés à Cannes et Namur. En France, il joue aux côtés de Sophie Marceau et François Cluzet dans le film Une rencontre de Lisa Azuelos, ou encore aux côtés de Fabrice Luchini dans Gemma Bovery d’Anne Fontaine. En 2013, on le retrouve dans Les Rencontres d’après minuit de Yann Gonzalez. Il débute sa carrière théâtrale en 2014 dans le rôle de Roméo dans Roméo et Juliette aux cotés d’Ana Girardot puis dans Kinship avec Isabelle Adjani. Cette année, on a pu le voir dans Un cœur régulier, long métrage de Vanja d’Alcantara, passé par le Forum de Namur il y a quelques années, ainsi que Diamant noir d’Arthur Harari, tourné à Anvers. Il sera prochainement à l'affiche de Dalida de Lisa Azuelos.
 

Savina Dellicour - Le portrait chinois

BELGIQUE, RÉALISATRICE

À 17 ans, Savina Dellicour entre à l’IAD en section réalisation, puis poursuit ses études en Angleterre à la National Film & Television School. Son film de fin d’études Ready (2002) est nommé pour un Student Oscar à Los Angeles. Elle réalise ensuite 10 épisodes d’Hollyoacks, une série télévisée pour adolescents diffusée sur Channel 4, puis, en 2004, le court métrage Strange Little Girls. En 2014, elle passe au long métrage avec Tous les chats sont gris, présenté au FIFF en 2015, dans lequel elle met en scène Bouli Lanners (Président du Jury Longs métrages cette année), Manon Capelle et Anne Coesens. Le film a reçu le Prix du Public au Festival du Premier Film d’Annonay, le Prix du Meilleur film international au Festival du Film de Santa Barbara ainsi que le Magritte du Meilleur premier film et le Magritte de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Anne Coesens. Elle travaille actuellement sur son second long métrage.

Marvin Jouno - Le portrait chinois

FRANCE, COMPOSITEUR ET INTERPRÈTE

Après avoir étudié le cinéma et travaillé en tant que chef décorateur pendant plus de dix ans sur les plateaux de tournage, Marvin Jouno choisit la musique pour développer son univers. Son premier album, Intérieur nuit, salué par la critique qui voit en lui le digne héritier de Benjamin Biolay, se dévoile comme un premier film. Il a d'ailleurs réalisé avec son complice Romain Winkler (réalisateur du clip Vilaine d’Odezenne présenté en Compétition l’an dernier au FIFF) un film qui se regarde comme la bande-image (l'envers d'une bande son) de ce premier album.
 

Jérôme Bonnell - Le portrait chinois

FRANCE, RÉALISATEUR

Après des études de cinéma à Paris VIII, Jérôme Bonnell fait ses premiers pas de réalisateur en 1999 avec Fidèle, court métrage qui marque aussi le début d'une longue collaboration avec la comédienne Nathalie Boutefeu. Après deux autres courts, Jérôme Bonnell s'attelle à son premier long métrage, Le Chignon d'Olga. Cette première œuvre révèle en 2002 un cinéaste d'une grande sensibilité. Les Yeux clairs, lauréat du Prix Jean-Vigo 2005, offre un rôle en or à sa muse Nathalie Boutefeu, celui d'une jeune femme mal-aimée au comportement déconcertant. En 2007, Jérôme Bonnell réalise J'attends quelqu'un. Il continue de creuser son sillon tout en dirigeant des pointures du cinéma français (JeanPierre Darroussin, Emmanuelle Devos, Éric Caravaca). En 2010, il se lance un nouveau défi en faisant une incursion dans le polar avec La Dame de trèfle puis dirige l’acteur irlandais Gabriel Byrne face à Emmuelle Devos dans Le Temps de l’aventure (2013). En 2015, il réalise À trois on y va, notamment primé au Festival de Cabourg avec le Swan d’or de la Meilleure actrice pour Anaïs Demoustier et le Prix Premier rendez-vous attribué à la belge Sophie Verbeeck.

Damien Chapelle - Le portrait chinois

Damien Chapelle fait ses premiers pas au sein de l’Opéra Royal de Wallonie comme chanteur et acteur avant d’intégrer la section « interprétation dramatique » de l’INSAS. En 2009, il rejoint la compagnie Ultima Vez dirigée par le chorégraphe Wim Vandekeybus et devient, un an plus tard, l’acteur-danseur soliste du spectacle Monkey Sandwich. Zeno Graton le sollicitera en 2011 pour jouer dans son court métrage Les Corps conducteurs, puis en 2013 pour Mouettes, lauréat du Bayard du meilleur court métrage. L’artiste jouera ensuite sous la direction de Céline Sciamma dans Bande de filles et de Christophe Honoré dans Métamorphoses, avant de donner la réplique à Natalie Portman dans Planetarium.

Ely Dagher - Le portrait chinois

LIBAN, RÉALISATEUR

Ely Dagher a décroché un Master en Art Contemporain et Nouveaux Médias à Londres, après une licence en illustration et une autre en animation. C’est en travaillant notamment à la création de vidéos et de clips qu’il s’est exercé aux pratiques de la réalisation et de l’animation. Puisant dans son enfance à Beyrouth, son travail explore, par le biais de différents média, les liens entre la culture, l’histoire et la fiction. En 2015, son premier court métrage, Waves ’98, a remporté la Palme d’Or à Cannes ainsi que le Bayard du Meilleur court métrage au FIFF.

Eileen Hofer - Le portrait chinois

SUISSE, RÉALISATRICE - JOURNALISTE ET PHOTOGRAPHE

Après des études en Lettres et un postgrade en histoire du cinéma, Eileen Hofer travaille 4 ans en tant qu’attachée de presse pour un festival de film. D’abord journaliste pour un quotidien suisse romand, elle tient ensuite le poste de rédactrice en chef d’un magazine avant de se lancer, autodidacte, dans la réalisation cinématographique. Son 1er court métrage Racines (2008) est présenté dans plus de 80 festivals (dont Namur, en 2009) et remporte une dizaine de prix. Elle réalise ensuite Le Deuil de la cigogne joyeuse (FIFF 2010) qui remporte le Prix du Meilleur court métrage suisse de la relève. Pour Soap opera in Wonderland, Eileen Hofer est honorée d’une Mention spéciale du Jury à Amiens. Parallèlement à ces réalisations, elle poursuit un travail photographique de portraits en polaroid noir et blanc, qui sont notamment publiés dans la revue Technikart. Après avoir été membre du Jury Courts métrages au FIFF en 2011, elle est de retour en 2012 avec C’était un géant aux yeux bruns, son 1er long métrage documentaire. L’année dernière, après une première à Karlovy Vary et Visions du Réel, elle présentait son nouveau documentaire Horizontes dans le cadre de la Compétition Officielle.

Bouli Lanners - Le portrait chinois

BELGIQUE, COMÉDIEN ET RÉALISATEUR

De sa formation aux Beaux-arts de Liège, les films de Bouli Lanners ont gardé une indéniable picturalité. Tombé par hasard dans le cinéma, après avoir démarré sa carrière à la télévision auprès des Snuls, la silhouette de Bouli apparait de plus en plus régulièrement sur le grand écran à la fin des années 90 ; d’abord en arrière-plan, puis dans des rôles de moins en moins seconds, s’imposant peu à peu comme une valeur sûre. Il est notamment dirigé par Benoit Mariage, Jean-Pierre Jumet, Stefan Liberski, Samuel Benchetrit, Savina Dellicour, Solveig Anspach, Guillaume et Stéphane Malandrin, Kervern et Delépine... et bien d'autres. Parallèlement, il se lance dans la réalisation dès 1995 avec le court métrage Travellinckx puis avec Muno, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs. Son passage au long métrage en 2005 avec Ultranova confirme l’éclosion d’un cinéaste atypique dont le regard jette une nouvelle lumière sur sa Wallonie natale. Suivent Eldorado qui signe son retour sur la Croisette en 2008 et Les Géants, qui ouvre le FIFF en 2011 et permet à ses trois jeunes comédiens d'obtenir le Bayard du Meilleur comédien. En 2015, il revient devant sa propre caméra dans Les Premiers les derniers. Pour ce long métrage, présenté à Berlin dans la section Panorama, Bouli Lanners a remporté le Prix du Meilleur réalisateur au Festival de Cabourg en juin de cette même année.