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Programmation 2019 - Premiers titres

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CHAMBRE 212 de Christophe Honoré (France) - FILM D'OUVERTURE
Avec Chiaria Mastroianni, Vincent Lacoste, Camille Cottin et Benjamin Biolay

Dix ans après la clôture du FIFF avec son film Non ma fille, tu n’iras pas danser, le cinéaste français Christophe Honoré nous fait le plaisir d’ouvrir cette 34ème édition du festival le 27 septembre prochain avec son nouveau film Chambre 212. Présenté en première mondiale cette année dans la section Un Certain Regard à Cannes, Chambre 212 y a remporté le Prix d’Interprétation pour Chiara Mastroianni. Autour de l’actrice principale, le film réunit également Vincent Lacoste, Camille Cottin, Benjamin Biolay, Stéphane Roger et Harrison Arevalo.


Après 20 ans de mariage, Maria décide de quitter le domicile conjugal. Une nuit, elle part s’installer dans la chambre 212 de l’hôtel d’en face. De là, Maria a une vue plongeante sur son appartement, son mari, son mariage. Elle se demande si elle a pris la bonne décision. Bien des personnages de sa vie ont une idée sur la question, et ils comptent le lui faire savoir.

Chambre 212 est produit par Les Films Pelleas (France – Philippe Martin & David Thion), Bidibul Productions (Luxembourg – Lilian Eche & Christel Henon), Scope Pictures (Belgique – Geneviève Lemal) et France 2 Cinéma. Les ventes internationales sont assurées par Charades. Le film sera distribué dans les salles belges par TéléScope Film Distribution.

 

ADAM de Maryam Touzani (Maroc, France, Belgique)
Avec Lubna Azabal et Nisrin Erradi 

Pour son premier long métrage, la cinéaste marocaine Maryam Touzani a écrit le scénario avec Nabil Ayouch (un des Ambassadeurs du FIFF) qui produit également le film. Née en 1980 à Tanger, Maryam Touzani y passe son enfance avant d’aller étudier le journalisme à Londres puis revenir au Maroc afin d’y travailler comme journaliste. En 2008, elle écrit et réalise un documentaire pour la première journée nationale de la femme au Maroc. En 2012, elle tourne son premier court métrage de fiction, Quand ils dorment, qui remportera dix-sept prix dans de prestigieux festivals à travers le monde. En 2015, son deuxième court métrage, Aya va à la plage récolte quinze prix. La même année, c’est grâce au très acclamé Much Loved du réalisateur Nabil Ayouch, sélectionné à Cannes et primé à Namur, qu’elle approfondit son expérience en collaborant notamment sur le développement du scénario. Peu de temps après, elle co-écrit avec Nabil Ayouch son dernier long métrage, Razzia, sélectionné à Toronto et qui représentera le Maroc aux Oscars, et dans lequel elle joue pour la première fois. Adam, son premier long métrage comme réalisatrice, était présenté cette année à Un Certain Regard à Cannes. Les rôles principaux sont tenus par Lubna Azabal, Nisrin Erradi, Douae Belkhaouda, Aziz Hattab et Hasnaa Tamtaoui. Partie intégrante du film, la photo est signée Virginie Surdej (qui signe aussi celle de Nuestras Madres).


Dans la Médina de Casablanca, Abla, mère d’une fillette de 8 ans, tient un magasin de pâtisseries marocaines. Quand Samia, une jeune femme enceinte frappe à sa porte, Abla est loin d’imaginer que sa vie changera à jamais. Une rencontre fortuite du destin, deux femmes en fuite, et un chemin vers l’essentiel.

Adam est produit par Ali n’Productions (Maroc – Nabil Ayouch & Amine Benjelloun) avec Les Films du Nouveau Monde (France – Amine Benjelloun) et Artémis (Belgique – Patrick Quinet). Ad Vitam Distribution sortira le film en France le 29 janvier 2020 et Cinéart distribuera le film en Belgique. Les ventes internationales sont assurées par Films Boutique.

 

ADORATION de Fabrice du Welz (Belgique)
Avec Thomas Gioria, Fantine Harduin et Benoît Poelvoorde

Pour son très attendu nouveau film, le cinéaste belge Fabrice du Welz retrouve le genre dramatique thriller qu’il affectionne. Né en 1972 à Bruxelles, Fabrice du Welz est tombé dans la marmite du cinéma tout petit. Il étudie au Conservatoire de Liège et à l’INSAS à Bruxelles. Il commence par des films Super8 avant de rejoindre l’équipe de Canal+. En 1999, il réalise le court métrage Quand on est amoureux c’est merveilleux qui remporte le Grand Prix à Gérardmer. Son premier long métrage, Calvaire, est sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes en 2005. Son deuxième film, Vinyan, tourné en Thaïlande, est sélectionné à Venise en 2008. Il enchaîne ensuite avec Colt 45, suivi du film Alléluia qui sera sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2014. Tourné à Los Angeles, son film suivant, Message from the King, sera présenté au Festival de Toronto en 2016. Avec Adoration, Fabrice du Welz clôture sa trilogie ardennaise commencée avec Calvaire (2004) et Alléluia (2014), qui avaient tous les deux été présentés au FIFF. Adoration réunit un casting exceptionnel mêlant habitués et nouveaux venus : Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde, Laurent Lucas, Gwendolyn Gourvenec, Charlotte Vandermeersch et Peter Van den Begin. La photographie du film, élément toujours essentiel chez le cinéaste, est signée Manu Dacosse, sur une musique de Vincent Cahay.

Adoration, c’est l’histoire de Paul, un jeune garçon solitaire de 14 ans. Sa mère est femme de ménage dans une clinique psychiatrique. Son père les a quittés il y a déjà très longtemps. Une nouvelle patiente arrive à la clinique. Elle s’appelle Gloria, une adolescente trouble et solaire. Paul va en tomber amoureux fou et s’enfuir avec elle, loin du monde des adultes…

Adoration est produit par Panique (Belgique - Vincent Tavier) et The Jokers Films (France - Manuel Chiche), avec Savage Film, One Eyed, Scope, RTBF, Voo et BeTV, avec l’aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Eurimages, VAF, Wallimage, le Tax Shelter du Gouvernement fédéral belge, Cine+, OCS et Memento Films International. Le film sera distribué en France par Les Bookmakers-The Jokers et en Belgique par Imagine Film tandis que les ventes internationales sont assurées par Memento Films International.

 

ALICE ET LE MAIRE de Nicolas Pariser (France)
Avec Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier 

Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, le film réunit Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier sous la direction de Nicolas Pariser. Né à Paris en 1974, Pariser étudie le droit, la philosophie, l’histoire de l’art et le cinéma avant de se lancer dans la critique de cinéma pour le magazine Sofa. En 2008, il réalise son premier court métrage, Le jour où Ségolène a gagné, relatant la journée d’une militante socialiste le jour de l’élection de Sarkozy. L’année suivante, il tourne le moyen métrage politique La République, qui remporte le Prix Jean Vigo 2010. Trois ans plus tard, son court métrage Agit Pop, une comédie burlesque sur les dernières heures d’un mensuel culturel, est sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes. En 2015, son premier long métrage, Le Grand Jeu, est présenté au Festival de Locarno et remporte le Prix Louis-Delluc du premier film. Alice et le maire est son deuxième long métrage.


Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle leurs certitudes.

Alice et le Maire est produit par Bizibi (France – Emmanuel Agneray), Arte France Cinéma, Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma, Scope Pictures et Les Films du 10. Alice et le maire sera distribué le 2 octobre en Belgique par Athena Films et en France par Bac Films qui en assure également les ventes internationales.

 

BY THE NAME OF TANIA de Bénédicte Liénard et Mary Jiménez (Belgique/Pays-Bas)
Avec Tanit Lidia Coquinche Cenepo, Ismael Vasquez Colchado, Fiorella J. Aguila et Yossimar Vietto Omnia

Présenté au Festival de Berlin, section Génération, le film est coréalisé par Bénédicte Liénard et Mary Jiménez. Diplômée de l’IAD à Louvain-La-Neuve, la réalisatrice belge Bénédicte Liénard voit son premier long métrage, Une Part du Ciel, sélectionné à Un Certain Regard à Cannes puis à Toronto, San Sebastian et New York. Elle réalise ensuite de nombreux documentaires percutants, largement diffusés dans les festivals. Depuis quelques années, elle enseigne la mise en scène et le documentaire à l’IAD. By the Name of Tania est sa troisième coréalisation avec Mary Jiménez. Née au Pérou, Mary Jiménez a d’abord étudié l’architecture à Lima, avant de poursuivre des études cinématographiques à l’INSAS à Bruxelles. Réalisatrice depuis plus de trente ans, elle a notamment réalisé Du Verbe Aimer, La Position du Lion Couché, Le Dictionnaire selon Marcus et Héros sans Visage, tous sélectionnés dans de nombreux festivals. Elle a également enseigné le cinéma en Belgique, à Cuba et en Suisse.


Basé sur des témoignages, ce film hybride raconte le destin de Tania, une adolescente forcée à se prostituer dans la région des mines d’or du Pérou. Après s’être laissé piéger par de fausses promesses de travail, Tania se remémore son enlèvement et se souvient de la perte progressive de son identité. En partageant son histoire avec un policier, elle égrène ses souvenirs et la caméra nous emmène de la jungle à la région minière, jusqu’aux bars au coeur de son exploitation sexuelle. Les paysages de l'Amazonie, la vie dans les bidonvilles immergés contrastent avec le caractère sombre de son histoire. Et bien qu'elle soit aujourd’hui en sécurité, là où brillaient autrefois sa dignité et sa jeunesse, Tania exprime une connaissance de soi plus profonde et plus amère. La ruée fébrile vers l'or combinée à la destruction de l'environnement résonne comme une allégorie de la vie sacrifiée sur l’autel du capitalisme.

Le film est produit par Clin d’oeil films (Hanne Phlypo - Belgique), avec Dérives (Julie Frères - Belgique), BALDR Film (Katia Draaijer & Frank Hoeve - Pays-Bas) et le CBA (Javier Packer-Comyn - Belgique). Distribué par MOOOV, il sortira dans les salles belges le 23 octobre prochain. Les ventes internationales sont assurées par Pluto Film.

 

FAHIM de Pierre François Martin-Laval (France)
Avec Isabelle Nanty, Gérard Depardieu, Assad Ahmed et Mizanur Rahaman

Pour son nouveau film, Pierre François Martin-Laval (PEF) change de registre. Après les comédies Les Profs 1 & 2 et Gaston Lagaffe, il réalise un émouvant biopic inspiré du livre Un roi clandestin, écrit par le jeune Fahim Mohammad qui y relate son incroyable destin. « Le 15 février 2014, se souvient Pierre François Martin-Laval, je regarde à la télé On n’est pas couché. Laurent Ruquier interviewe un jeune bangladais de quatorze ans à l’occasion de la sortie de son livre, Un roi clandestin. Je n’en ai encore jamais entendu parler, mais je suis à la fois fasciné et bouleversé par ce garçon et son parcours. Son histoire relève à la fois du conte de fées et du drame social. Mon sang de cinéaste ne fait qu’un tour. J’ai aussitôt envie de faire un film. »


Forcé de fuir son Bangladesh natal, le jeune Fahim et son père quittent le reste de la famille pour Paris. Dès leur arrivée, ils entament un véritable parcours du combattant pour obtenir l’asile politique, avec la menace d’être expulsés à tout moment. Grâce à son don pour les échecs, Fahim rencontre Sylvain, l’un des meilleurs entraîneurs d’échecs de France. Entre méfiance et attirance, ils vont apprendre à se connaître et se lier d’amitié. Alors que le Championnat de France commence, la menace d’expulsion se fait pressante et Fahim n’a plus qu’une seule chance pour s’en sortir : être Champion de France.

Le film est produit par Waiting For Cinéma (Patrick Godeau – France), en coproduction avec Wild Bunch, Alicéleo, France 3 Cinéma, CN8 Productions, Delta Cinéma, Fruits d’Hommes Productions. Fahim sera distribué le 16 octobre en Belgique par Paradiso Filmed Entertainment et en France par Wild Bunch Distribution.

 

JEUNE JULIETTE d'Anne Emond (Québec)
Avec Alexane Jamieson, Léanne Désilets, Robin Aubert, Gabriel Beaudet, Antoine Desrochers et Christophe Levac

La cinéaste québécoise Anne Emond fait partie des habitués de Namur. Entre 2005 et 2011, elle réalise sept courts métrages dont Frédérique au Centre (2007), Naissances (2009, présenté à Namur) et Plus rien ne vouloir (2011). Ses trois longs métrages ont tous été sélectionnés à Namur, ainsi que dans de nombreux festivals internationaux où ils ont récolté plusieurs prix. Présenté au FIFF 2012, son premier long Nuit #1 (2011) a parcouru une quarantaine de festivals dont ceux de São Paulo, Haifa, Sydney, Rotterdam, Istanbul, Göteborg, Pusan, Tapei et récolté le Prix Claude Jutra à Toronto, le Best Canadian Feature Film à Vancouver et le prix du meilleur premier film canadien au gala des des Génie. Présenté au FIFF en 2015, son deuxième long Les êtres chers a été sélectionné à Locarno, Toronto, Shanghai, Miami, Seattle, Hambourg, et bien d’autres festivals. En compétition à Namur en 2016, son troisième long Nelly, librement adapté de la vie et de l’oeuvre de l’écrivain Nelly Arcan, était également présenté à Toronto, Amiens, Vancouver, Stockholm, Palm Spring, … Anne Emond a également participé au Jury Officiel du FIFF 2017.


Jeune Juliette raconte les dernières semaines d’école mouvementées de Juliette avant les grandes vacances d’été. Jeune fille effrontée, menteuse, drôle, rondelette et attachante, Juliette fera d’importants apprentissages sur les garçons, l’amour et l’amitié. Elle en sortira grandie (enfin, au moins un peu!).

Le film est produit par Metafilms (Sylvain Corbeil - Québec) et coproduit par Marie-Claire Lalonde.Jeune Juliette est distribué au Québec par Maison 4:3. Les ventes internationales sont assurées par Films Boutique.

 

LE MILIEU DE L'HORIZON de Delphine Lehericey (Suisse/Belgique)
Avec Luc Bruchez, Laetitia Casta, Thibaut Evrard, Clémence Poesy, Fred Hotier, Patrick Descamps, Lisa Harder et Sasha Gravat Harsch

Issue du théâtre et de la danse, Delphine Lehericey a étudié les Arts du Spectacle à Paris. D’abord comédienne et metteur en scène, elle participe à des stages de direction d’acteurs et réalise des vidéos avant de s’orienter vers le documentaire puis la fiction. En 2007, elle réalise Comme à Ostende, un moyen métrage sélectionné à Locarno. En 2009, elle coréalise le documentaire Les Arbitres avec les producteurs de l’émission Strip-tease, sélectionné dans plusieurs festivals. En 2011, elle réalise un documentaire sur le designer Jean-Paul Lespagnard Mode in Belgium pour Arte et la RTBF. C’est au cours d’un stage animé par Frédéric Fonteyne qu’elle décide de se lancer dans la fiction et réalise en 2013 son premier long métrage PuppyLove avec Solène Rigot et Vincent Perez, qui sera présenté dans de nombreux festivals dont San Sebastian et Namur (où il a remporté le Prix BeTV). En 2016, elle réalise le documentaire Une cheffe et sa bonne étoile pour Arte et la RTBF.


La sécheresse de 1976. Sous le soleil implacable de cet été, Gus quitte l’enfance. La nature se désagrège, les sentiments s’exacerbent, le noyau familial éclate : tout craque et se fissure jusqu’à ce que l’impensable arrive. Les orages tant espérés balaieront une campagne épuisée et emporteront un monde avec eux.

Le film est produit par Box Productions (Elena Tatti, Thierry Spicher, Elodie Brunner – Suisse), en coproduction avec Entre Chien et Loup (Sébastien Delloye, François Touwaide – Belgique). Outside the Box distribuera le film en Suisse romande dès le 2 octobre prochain. Les ventes internationales sont assurées par Be for Films.

 

MON CHIEN STUPIDE de Yvan Attal (France)
Avec Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg, Pascale Arbillot, Eric Ruf, Panayotis Pascot et Adèle Wismes

On ne présente plus Yvan Attal, homme multi-casquettes au talent indéniable. Artiste français né à Tel Aviv, sa carrière d’acteur compte un nombre impressionnant de films, depuis Un monde sans pitié d’Eric Rochant en 1989 à Munich de Steven Spielberg en 2006. Il recevra d’ailleurs le Prix Michel Simon 1989, le César du meilleur espoir masculin 1990 et le prix Jean Gabon 1997 du meilleur espoir masculin du cinéma français. Comme réalisateur, il est parvenu à nous séduire par son humour sarcastique et humain, dans des comédies dramatiques où il se met en scène avec sa femme Charlotte Gainsbourg : Ma femme est une actrice en 2001, Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants en 2003, Do not disturb en 2012, Ils sont partout en 2016. Il réalise ensuite Le Brio en 2017, avec Daniel Auteuil et Camélia Jordana. Son sixième long métrage, Mon chien stupide, est adapté du roman éponyme de John Fante. 

Henri est en pleine crise de la cinquantaine. Les responsables de ses échecs, de son manque de libido et de son mal de dos ? Sa femme et ses quatre enfants, évidemment ! A l’heure où il fait le bilan critique de sa vie, de toutes les femmes qu’il n’aura plus, des voitures qu’il ne conduira pas, un énorme chien mal élevé et obsédé, décide de s’installer dans la maison, pour son plus grand bonheur mais au grand dam du reste de la famille et surtout de Cécile, sa femme dont l’amour indéfectible commence à se fissurer.

Le film est produit par Same Player (Vincent Roget – France), Good Time Production (Georges Kern – France) et Montauk Films (Florian Genetet-Morel – France). Le film sera distribué le 30 octobre en France par StudioCanal (qui en assure également les ventes internationales) et en Belgique par Distri7.

 

MONSTRI. / MONSTERS. de Marius Olteanu (Roumanie)
Avec Judith State et Cristian Popa

Né en 1979 à Bucarest, Marius Olteanu a étudié le cinéma en Roumanie et en Angleterre. Nouvelle révélation du cinéma roumain, il a réalisé quatre courts métrages dont certains ont été sélectionnés dans une trentaine de festivals internationaux : Sunday Afternoon (2007), Why don’t you dance ? (2008), Tie (2015) et No man’s land (2017, qui avait été présenté au Festival de Namur). Marius Olteanu a également travaillé comme assistant réalisateur sur le film Sieranevada de Cristi Puiu (2016). Avec Monștri., le cinéaste roumain signe son premier long métrage, prenant comme point de départ son court Tie. Le casting réunit Judith State, Cristian Popa, Alexandru Potocean, Șerban Pavlu et Dorina Lazăr. Sélectionné au Forum au Festival de Berlin cette année, le film y a remporté le Tagesspiele Reader’s Jury Award, avant de décrocher le Grand Prix du Festival International du Film de Sofia et le Romanian Days Award for Debut au Transilvania Film Festival à Cluj.


Dana et Arthur, la quarantaine, sont mariés depuis près de dix ans. Ils forment un couple que la société, la famille et les amis semblent apprécier lorsqu’ils sont tous les deux, et mépriser quand ils sont seuls. A cause de leurs besoins, de leurs croyances, de ce que la vie leur offre, de leurs démons intimes. Un jour, ils doivent décider si laisser partir l’autre n’est pas la plus grande des preuves d'amour.

Monstri. / Monsters. est produit par Parada Film (Roumanie – Claudiu Mitcu), en coproduction avec We Are Basca (Roumanie – Robert Fita), tandis que les ventes internationales sont assurées par Alpha Violet

 

NOURA RÊVE de Hinde Boujemaa (Tunisie/Belgique/France)
Avec Hend Sabri, Lofti Abdelli et Hakim Boumsaoudi

Après des études de marketing à Bruxelles et de scénario à Paris, Hinde Boujemaa collabore au scénario de nombreux longs métrages tunisiens. En 2008, elle signe son premier court métrage, 1144. Ensuite, avec son scénario de long métrage Sous le Paradis, elle participe au programme de formation Meda Film Développement et à Sud Écriture. Le scénario obtient également une bourse d’aide au développement à l’Atelier de Projets des Journées Cinématographiques de Carthage 2008. Son premier long métrage documentaire, C’était mieux demain est sélectionné dans plusieurs festivals dont la Mostra de Venise et Namur, et remporte le Muhr du Meilleur Documentaire Arabe à Dubaï en 2012. Deux ans plus tard, elle est à nouveau primée à Dubaï où son film Et Romeo épousa Juliette remporte le Muhr du Meilleur court métrage de fiction. Hinde Boujemaa est également membre de l’organisation des Journées Cinématographiques de Carthage 2014.

Noura a rencontré l’amour de sa vie, Lassad, alors que Sofiane, son mari, est une nouvelle fois en prison. Indépendante, elle travaille dans un hôpital et élève seule ses 3 enfants. Les deux amants cachent leur liaison, menacés par 5 ans d’emprisonnement par la loi tunisienne si l’adultère est découvert. Noura a entamé une procédure de divorce, mais Sofiane est soudainement libéré quelques jours avant le jugement…

Le film est produit par Eklektik Productions (Belgique), Propaganda Production (Tunisie), Les films de l’Après-midi (France), avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le film sera distribué en Belgique le 27 novembre par O’brother, en Tunisie par Hakka Distribution et en France par Paname Distribution. Wild Bunch en assure les ventes internationales.

 

NUESTRAS MADRES de César Díaz (Belgique/France/Guatemala)
Avec Armando Espitia et Emma Dib

Quel plaisir de présenter la Caméra d’Or du Festival de Cannes, récompense suprême et très convoitée du meilleur premier film parmi toutes les sections cannoises ! Sélectionné à la Semaine de la Critique, le film y a également remporté le Prix SACD. Entièrement tourné au Guatemala avec une équipe venue du Guatemala, du Mexique, de France et de Belgique, Nuestras Madres est l’oeuvre du cinéaste belgo-guatémaltèque César Díaz. Né en 1978 au Guatemala, Díaz a étudié au Mexique et en Belgique avant d’intégrer l’atelier scénario de la Fémis à Paris. Depuis plus de dix ans, il travaille comme monteur de fictions et documentaires et a été assistant monteur sur Amores Perros d’Alejandro Gonzaléz Iñarritu. Rien de moins ! Il a également réalisé les courts métrages documentaires Semillas de Cenizas, présenté dans une vingtaine de festivals internationaux, et Territorio Liberado, lauréat du prix IMCINE au Mexique. Son premier long métrage Nuestras Madres prend place au lendemain de la guerre civile au Guatemala. Les rôles principaux sont tenus par Armando Espitia, Emma Dib, Aurelia Caal, Julio Serrano Echeverría et Victor Moreira.


Guatemala, 2018. Le pays vit au rythme du procès des militaires à l’origine de la guerre civile. Les témoignages des victimes s’enchaînent. Ernesto, jeune anthro- pologue à la Fondation médico-légale, travaille à l’identi cation des disparus. Un jour, à travers le récit d’une vieille femme, il croit déceler une piste qui lui permettra de retrouver la trace de son père, guérillero disparu pendant la guerre. Contre l’avis de sa mère, il plonge à corps perdu dans le dossier, à la recherche de la vérité et de la résilience.

Nuestras Madres est produit par Need Productions (Belgique – Géraldine Sprimont) et Perspective Films (France – Delphine Schmit), en coproduction avec Cine Concepcion (Guatemala). Le film sera distribué en France par Pyramide et en Belgique par Cinemien. Les ventes internationales sont assurées par Pyramide International.

 

PERDRIX de Erwan Le Duc (France)
Avec Swann Arlaud, Maud Wyler, Fanny Ardant et Nicolas Maury

Né en 1977 aux Lilas, Erwan Le Duc commence par écrire pour un réalisateur syrien, Meyar Al Roumi. Ensemble, ils signeront le scénario du film Round Trip, une histoire d’amour dans un train de nuit entre Damas et Téhéran. Il écrit et réalise ensuite quatre courts métrages : Le Commissaire Perdrix ne fait pas le voyage pour rien (2012), Jamais jamais (2014), Miaou miaou fourrure (2015) et Le Soldat vierge, sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes en 2016. Il travaille également comme journaliste pour le service Sports du quotidien français Le Monde. Son premier long métrage, Perdrix, une comédie amoureuse dont il signe également le scénario, était présenté cette année en première mondiale à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. C’est en fait son premier court métrage qui le projettera dans la belle aventure du long métrage : « Avec déjà ce personnage de Perdrix, qui était commissaire à l’époque, explique-t-il. Il avait pour acolyte un lieutenant bizarre joué par Alexandre Steiger… et nommé Webb, comme Juliette dans Perdrix. En juillet 2012, alors que je rentrais d’Ukraine où je couvrais l’Euro de foot pour Le Monde, j’ai reçu un coup de fil d’Elisabeth Depardieu, la directrice artistique de la résidence Emergence. Elle avait vu le court métrage, qui lui avait plu, et m’a demandé si j’avais un projet de long. Alors sans me poser trop de questions, j’ai pris deux semaines de vacances et j’ai écrit de manière frénétique la première version, assez « déglingo », de Perdrix. » Le film est interprété par Swann Arlaud (Césarisé pour Petit Paysan, FIFF 2017), Maud Wyler (2 automnes 3 hivers présenté au FIFF 2013 et membre du Jury Longs Métrages au FIFF 2014), Fanny Ardant, Nicolas Maury, Patience Munchenbach et Alexandre Steiger.


Pierre Perdrix vit des jours agités depuis l’irruption dans son existence de l’insaisissable Juliette Webb. Comme une tornade, elle va semer le désir et le désordre dans son univers et celui de sa famille, obligeant chacun à redéfinir ses frontières, et à se mettre enfin à vivre.

Perdrix est produit par Domino Films (France – Stéphanie Bermann & Alexis Dulguerian). Le film sera distribué en France le 14 août par Pyramide Distribution tandis que les ventes internationales sont assurées par Playtime.

 

UNE COLONIE de Geneviève Dulude-De Celles (Québec)
Avec Emilie Bierre, Irlande Côté et Jacob Whiteduck-Lavoie 

Parcours sans faute pour ce premier long métrage de fiction de la Québécoise Geneviève Dulude-De Celles. Une colonie a en effet récolté l’Ours de Cristal du meilleur film au Festival de Berlin où il était présenté en première mondiale dans la section Génération, mais également le Grand Prix et le Prix du public au Festival de Québec, le Prix du meilleur long métrage canadien de fiction au Festival International de Cinéma Francophone d’Acadie, les trois grands prix du Whistler Film Festival et les Prix du Meilleur film, du Meilleur Premier film et de la Meilleure interprétation aux Prix Ecrans Canadiens (les Oscars canadiens)! Il faut dire que la jeune réalisatrice avait placé la barre très haut dès ses débuts au cinéma : son premier court métrage, La Coupe (2014), a remporté le Prix du Meilleur court métrage international au Festival de Sundance en plus d’une douzaine d’autre prix et de sélections dans plus de 80 festivals internationaux dont le FIFF. L’année suivante, son long métrage documentaire, Bienvenue à F.L., a été sélectionné au Festival de Toronto et a remporté le Prix du Meilleur espoir documentaire aux RID de Montréal, ainsi que deux nominations aux Prix Ecrans Canadiens. Une colonie est interprété par Emilie Bierre, Irlande Côté, Jacob Whiteduck-Lavoie, Cassandra Gosselin-Pelletier, Robin Aubert et Noémie Godin-Vigneau.


Une colonie se déroule à la fin de l’été à la campagne. Mylia, 12 ans, doit quitter sa petite soeur Camille pour faire son entrée au secondaire.
Cherchant sa place dans ce nouvel environnement étourdissant, elle y rencontre Jacinthe qui l’initie aux rites adolescents ainsi que Jimmy, un jeune autochtone farouche de la réserve voisine avec qui elle se lie secrètement d’amitié. À travers eux, elle tracera les contours d’une vie nouvelle. C’est l’âge des premières fois.


Une colonie est produit par Colonelle Films (Québec – Fanny Drew & Sarah Mannering) et distribué au Québec par Fun Film. Les ventes internationales sont assurées par Best Friend Forever .