La Caravane du Court avec le FIFF Campus

Le FIFF Campus en quelques mots

La Caravane du Court est un événement annuel organisé par le FIFF avec le soutien de la Province de Namur. Pendant une semaine, les réalisateur·rice·s invité·e·s sont convié·e·s à voyager à travers la province pour faire découvrir leur court métrage. Entre découvertes culturelles, rencontres et moments d’échange avec un public varié, la Caravane du Court est une expérience unique dont ces jeunes réalisateur·rice·s sortent grandi·e·s.

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En plus d’être une réelle opportunité pour ces jeunes cinéastes de rencontrer le grand public en soirée, la Caravane organise aussi des séances scolaires en journée. Durant ces séances, les élèves découvrent un cinéma différent, aux antipodes des blockbusters américains auxquels ils et elles sont souvent confronté·e·s, et ont surtout l’occasion de poser leurs questions et de discuter avec les réalisateur·rice·s en personne. Les professeur·e·s ont ici la possibilité, grâce à la collaboration avec le FIFF Campus, d’éveiller le sens critique de leurs élèves et de faire découvrir un format moins commun pour eux : le court métrage.

En 2020, la Caravane n’a pas pu terminer sa tournée pour cause de confinement général. En 2021, elle n’a pas pu être organisée pour ces mêmes raisons de pandémie, mais elle sera bien organisée en 2022 pour un nouveau circuit d’une semaine en Province de Namur !

En bref

Les projections que nous vous proposons comportent chacune 5 courts métrages à destination du secondaire supérieur.

Afin de pouvoir préparer cette projection en classe avec vos élèves, nous vous transmettons un dossier pédagogique avec quelques pistes de réflexion à aborder avec eux, notamment sur le genre même du court métrage, mais également sur les différentes pistes de réflexion abordées dans les films proposés.

Le prix est de 3€ par élève.

Inscrivez votre classe !

Sophie Verhoest · Coordinatrice du FIFF Campus
sophie@fiff.be

Tél. : +32 (0)81 / 23 40 97
Mob. : +32 (0)496 / 89 49 08

Envie de découvrir les courts métrages qui ont sillonnés la province ainsi que les différents lieux qui les ont accueillis ? En un clic, vous y êtes !

La programmation des films 2020

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Quelques mots des opérateur·rice·s et enseignant·e·s !

« Voici quatre ans que la Caravane du Court s’arrête chez nous, dans notre école, pour tous les rhétos. Chaque année, c’est une belle découverte : des réalisateurs passionnés, des comédiens investis, des scénaristes qui défendent leurs idées. Assurément, si les premières années les échanges étaient un peu timides entre les «pros» et les élèves, les questions qui suivent les projections sont de plus en plus intéressées et intéressantes. Les jeunes découvrent un cinéma à taille humaine, qui se nourrit de la vie, des points de vue originaux, créatifs, et surtout très divers... C’est une belle occasion pour nous, profs de français, d’aborder le programme (critique cinématographique) avec tant de concret.

Pour une fois, qui plus est, pour nous qui sommes loin du pôle culturel qu’est Bruxelles en matière de cinéma, la culture vient à nous, à Arlon...

C’est, enfin, une belle manière de montrer que le cinéma belge vit, que les idées fusent. «M’dame, c’est fou, tous ces gens qui font du cinéma, en fait... tout près de chez nous...». Ben oui...

Merci la Caravane, quelle belle idée ! »
Marie Schmit, professeure de français à l’école ISMA d’Arlon
« La Caravane du Court est un évènement original et fédérateur que l'asbl Cinémarche soutient entièrement par sa participation.
Pour l'asbl Cinémarche, être impliqués dans ce projet permet de répondre à nos missions premières : mettre à disposition du public une diversité d'œuvres audiovisuelles, afin de participer à l'entretien et l'enrichissement culturel par cette diversité et la qualité de ce qui est proposé. De fait, ce sont des œuvres rares qui ne sont pas sur tous les écrans, des œuvres belges, originales, créatives, porteuses de messages cruciaux au niveau sociétal et artistique, par leur fond et leur forme. Le format court est peu courant en salles aujourd'hui et extrêmement riche car brièveté permet d'exprimer autrement, d'autres choses, d'aller chercher plus de liberté créative que ne le permet souvent un long métrage, d'autant plus que ce sont souvent des premières œuvres et les idées des jeunes cinéastes foisonnent et sont très fortes.
Le contenu de ce que propose la Caravane est vecteur de réflexion et d'échange, vers une plus- value sociale globale et citoyenne. Cela bien entendu, grâce à la rencontre proposée par la formule "Caravane", qui nous amène sur place des réalisateurs et artistes de partout, avec lesquelles le public, autant le tout public que les écoles (les élèves sont très réceptives avec les jeunes cinéastes), apprend et partage énormément.
Ce sont des moments réellement privilégiés que nous offre cette organisation, que Cinémarche défend aussi par ses convictions propres de travail en réseau, en partenariat, et d'émulation du secteur art et essai, que le public réclame d'autant plus fort depuis nos arrêts d'activités forcés actuels. »
Céline Lespagnard, animatrice au sein de Cinémarche asbl
« La Caravane du Court est une des plus belles initiatives cinématographiques qui soit ouverte et accessible aux centres culturels. Son concept et son organisation nous donnent l’occasion d’exercer pleinement deux droits culturels majeurs : la promotion de la culture et la volonté de faciliter son accès au plus grand nombre.
Ce dispositif nous permet tout particulièrement de faire découvrir et de soutenir la diffusion d’œuvres moins visibles car en marge des circuits de distribution commerciaux. Celles-ci sont malheureusement peu diffusées alors que les formats courts bouillonnent de créativité ! Sans la Caravane, il serait plus difficile pour nous, centres culturels, de leur donner l’occasion de dévoiler leurs atouts.
Par ailleurs, par son principe d’itinérance, ce projet soutient notre devoir d’accessibilité : en venant à nous, les séances de projections permettent à nos publics, n’ayant pas ou peu accès à ce type de propositions, de profiter de programmations de qualité avec accompagnement.
Ce dernier, en fin de projection, est construit sur la rencontre et l’échange entre les créateurs et le public. Ce sont des moments précieux car ils donnent de belles clés de lecture, des anecdotes, des éléments d’information qui rendent les films plus « proches de nous », plus vivants. »
Elodie Lambert, chargée de l’Education permanente et de la programmation cinéma au Centre culturel de Sprimont
« Enseignante de français en secondaire à l’Institut Ilon Saint-Jacques, je suis chaque année ravie d’emmener mes élèves à La Caravane du Court.
Soyons francs, les jeunes sont bien souvent plus attirés par les sorties en salle de blockbusters (lorsqu’ils ont les moyens de se rendre au cinéma !) et leur proposer une approche différente de cet art est important pour moi.
Tout d’abord, cette sortie leur fait prendre conscience qu’il n’y a pas que des grosses productions françaises et américaines qui sont réalisées. Chez nous, en Belgique, nous avons aussi de belles créations et de vrais talents !
Ensuite, le format court est intéressant : cela devient de plus en plus compliqué de leur proposer des longs métrages car ils se lassent et décrochent après quelques dizaines de minutes. Voilà un problème qui disparaît grâce au format du court métrage.
En outre, leur proposer une séance diversifiée sur des thèmes actuels permet à chacun de trouver quelque chose à en retirer : il y en a pour tous les goûts.
De plus, ce qui me plait et leur plait particulièrement est l’échange avec les réalisateurs. Mes élèves sont très souvent surpris lors des questions/réponses par les informations reçues : nombre de jours de tournage, l’équipe mise en place, la recherche de subsides et les coûts inimaginables pour « un si petit film ».
Enfin, nous en profitons pour faire le lien avec une matière étudiée en classe, à savoir rédiger un résumé apéritif d’un court métrage découvert lors de La Caravane du Court et donner son opinion.
Tâche qui plait aux élèves car ils peuvent parler ce qu’ils ont ressenti, apprécié –ou non-, découvert… Lors du retour en classe, je leur demande si la sortie devrait être reproposée aux élèves de l’année
suivante, la réponse est sans équivoque : ‘Evidemment Madame !’»
Lise-Pénélope Thomas, professeure de français à l’Institut Ilon Saint-Jacques de Namur